Archive pour la catégorie ‘débats d'actualités’

L’Etat se désengage des écoles françaises de l’étranger. Les parents sont pris en otage.

Dimanche 21 février 2010

Les frais de scolarité du Lycée Français de Barcelone ont augmentés de 11% pour l’année 2009/2010 et augmenteront de 8% en 2010/2011 (plus de 50% depuis 2000/2001). Aucune concertation, ni communication écrite ne permet de savoir si les parents devront assumer des augmentations similaires sur les 10 prochaines années. Pour l’instant notre Ambassadeur déclare qu’il «s’engage à ce que l’augmentation annuelle pour les 5 prochaines années ne soit pas supérieure à 10%»!


Selon l’AEFE cette augmentation est justifiée par la baisse des subventions de l’État ainsi que par le coût de construction (15-20M€) d’un nouveau Lycée dont le financement sera assuré pour deux tiers par les parents des élèves en cours de scolarité. Mais attention les parents payent pour un Lycée qui n’ouvrira que lorsque leurs enfants auront terminés leurs études. En effet, ce n’est qu’un projet dont les travaux devraient commencer au mieux dans deux ans !

 

A-t-on donné au Lycée Français de Barcelone le droit de lever un nouvel impôt? L’école Française : laïque, publique et normalement gratuite se permet de taxer les parents sans consulter ni légiférer. 

 

Allons-nous laisser faire ? Que pouvons-nous faire ? Les parents sont pris en otage.

La situation financière de nombreuses familles nous oblige à poser des questions de fond. Les Français de l’étranger vont-ils pouvoir continuer à scolariser leurs enfants dans le système français? Doivent-ils faire le choix, injuste, d’une éducation locale de niveau souvent inférieur, qui coupera leurs enfants de leurs racines et de leur culture francophone? Allons-nous assister à un retour massif des Français de l’étranger puisqu’ils ne peuvent plus affronter les conséquences de la crise et le retrait de l’Etat français?

Ceux dont les entreprises payent les frais de scolarité ou dont les revenus permettent de supporter les hausses continueront à profiter de l’excellence de l’éducation française. L’élite sera servie. Inégalité sociale, non respect des droits fondamentaux à l’éducation française pour les français, mais aussi déni d’accès à la culture française pour les classes populaires Espagnoles et Etrangères.

Si la France a les moyens de sauver le monde financier et les banques elle a le devoir de défendre et promouvoir son éducation et sa culture sur le territoire national et dans le monde.

 

Lors de notre prochaine réunion de section du 18 Mars 2010 nous débattrons sur la situation des Ecoles Française, des frais de scolarité et des bourses.

 

La Section PS de Barcelone

20 ans après la Chute du mur, le combat pour la liberté et la justice est plus que jamais d’actualité

Jeudi 5 novembre 2009
Le Parti socialiste salue le vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, mur qui a symbolisé la division de l’Europe et l’oppression des peuples au nom d’une idéologie qui n’avait de socialiste que le nom. Le socialisme a toujours été indissociable de la liberté et de la démocratie.
Le Parti socialiste rend hommage aux hommes et aux femmes, illustres et anonymes qui ont combattu pour mettre fin au totalitarisme soviétique, parfois au prix de leur vie.
L’Europe a su se reconstruire pacifiquement depuis. Mais il faut souder cette réunification par la solidarité et la justice sociale. C’est la nouvelle frontière européenne.

Si l’Europe a su montrer la voie, ailleurs dans le monde, d’autres murs doivent tomber.

Communiqué de Jean-Christophe Cambadélis
Secrétaire national à l’international

Publié dans : International – EuropeLes communiqués

Une analyse du “cas Bayrou” par Pierre-Yves Le Borgn’

Lundi 12 mars 2007

Pierre-Yves Le Borgn’, Premier Secrétaire Fédéral FFE Parti Socialiste Français, présente ci-dessous une analyse du phénomène Bayrou, affirmant notamment que les intentions de vote en faveur du candidat de droite, telles que présentées dans les sondages, reflètent l’indécision d’une grande partie de l’électorat:

“Un sondage publié aujourd’hui dans “Le Journal du Dimanche” donne à François Bayrou les mêmes intentions de vote que Ségolène Royal au premier tour de l’élection présidentielle. Tous deux sont crédités de 23% des voix. Les intentions de vote en faveur de Nicolas Sarkozy sont de 28%.

 

Cette montée des intentions de vote en faveur du candidat de l’UDF confirme l’indécision d’une grande partie de nos compatriotes à 5 semaines du 21 avril. Elle n’est pas en revanche le signe d’un prétendu essoufflement de la campagne de Ségolène Royal. Partout, les meetings de Ségolène Royal connaissent des succès que les plus anciens militants comparent à ceux de François Mitterrand en 1981. Tous les passages de Ségolène Royal à la télévision établissent des records d’audimat. Les remontées du terrain, via le tractage sur les marchés, sont encourageantes. Autant de signes positifs que nous n’enregistrions pas en 2002 et qui doivent nous conduire à poursuivre résolument notre campagne sans nous laisser démonter par la pression imposée ces derniers jours par une certaine presse.

Notre devoir est de prendre en compte l’actuelle indécision de nos compatriotes pour répondre avec conviction et humilité, sur la base de notre Pacte Présidentiel, à toutes leurs interrogations sur la crise de la société française, l’emploi des jeunes, la vie chère, les délocalisations, l’éducation, la sécurité et l’avenir de la France en Europe et dans le monde. C’est ce à quoi toutes les équipes de campagne dans les communes de France et à l’étranger se consacreront sans relâche jusqu’au jour du scrutin. Ségolène Royal aura l’occasion de développer davantage ses propositions dans l’émission ”A vous de juger” sur France 2 jeudi 15 mars prochain. 

Il faut également démystifier le vote Bayrou. Le vote Bayrou n’est pas un vote de gauche. Le vote pour François Bayrou est un vote de droite pour un homme de droite. Ministre de l’Education Nationale d’Edouard Balladur et d’Alain Juppé, il est celui qui a voulu remettre en cause la loi Falloux. La belle mobilisation de toute la gauche aux côtés du monde enseignant et des parents d’élèves avait permis alors de protéger l’école de la République et la laïcité. Président du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques, épaulé par sa vice-présidente Michelle Alliot-Marie, François Bayrou n’a pas laissé par ses politiques sociales et scolaires le souvenir d’un élu local attentif aux difficultés des plus humbles.

Le programme de François Bayrou est une proche copie de celui de l’UMP. L’UDF ne conserve des mairies et quelques sièges à l’Assemblée Nationale que parce que l’UMP ne présente aucun candidat contre ses sortants. La vérité, c’est que sans l’UMP, l’UDF n’existe pas et son président-candidat est le premier à le savoir. Il y a dans ces conditions une singulière escroquerie à laisser croire que, demain, dans un quinquennat de François Bayrou, l’union nationale s’imposerait. Au lendemain de l’élection présidentielle, perdue ou gagnée pour lui, François Bayrou fera toujours le choix de la droite. 

Les sondages mesurent une intention à un moment donné, pas un vote. Ils ne mesurent en outre que les opinions des personnes acceptant d’y répondre (et toutes ne le font pas). Rien ne nous assure de la représentativité de ces échantillons. La volatilité des intentions de vote en faveur de François Bayrou souligne l’indécision de nombre d’électeurs. Souvenons-nous que pas moins de 25% des votants se décident traditionnellement dans la semaine précédant le scrutin. Ne nous laissons pas saper le moral par ceux que cela arrange. Ségolène Royal a de l’énergie et de l’espérance à revendre. Avec elle, nous serons présents dans le sprint final et ce sera pour gagner.”